Lors d’un développement trop important de la glande mammaire, on parle d’une hypertrophie mammaire.
Les seins sont alors très volumineux, lourds et ils perdent leur jolie forme avec une glande lointaine du thorax, l’aréole et le mamelon regardent vers le bas. Pendant la belle saison, la patiente peut voir apparaitre des rougeurs et douleurs du aux frictions cutanées et à l’humidité qui favorisent des lésions dermiques type mycoses (impétigo sous-mammaire) au niveau des sillons sous-mammaires.
Les candidates à une hypertrophie mammaire
Souvent ces femmes se plaignent de dorsalgies (mal au dos) et douleurs au niveau de bretelles du soutien-gorge. L’excès de poids mammaire donne une attitude posturale en cyphose avec les épaules tournées vers l’avant, permettant de cacher partiellement et de dissimuler ses seins trop volumineux.
La pratique sportive est généralement empêchée et une contrainte vestimentaire importante est présente avec des répercussions psychologiques non négligeable.
Parfois, l’hypertrophie mammaire peut être disproportionnée par rapport à la morphologie de la patiente. Son regard sur son corps ou celui des autres peut s’avérer difficile à supporter au quotidien et provoquer un mal être.
L’hypertrophie des seins peut être à l’origine d’un affaissement mammaire ou ptôse mammaire, et même d’une asymétrie de la poitrine.
La technique de réduction du volume de la poitrine
La réduction du volume de la poitrine consiste à réduire le tissu glandulaire et son enveloppe cutanée, en reséquant la glande et la peau au niveau du pôle inférieur du sein et de remodeler la glande restante en ajustant l’enveloppe cutanée.
Les seins sont remontés et bien projetés en avant. Les cicatrices sont classiquement en T inversé, avec une cicatrice tout au tour de l’aréole, du pole inférieur de l’aréole jusqu’au sillon sous mammaire et le long du sillon sous mammaire.
Les suites d'une diminution des glandes mammaires
Le jour de l’intervention de la diminution de glande mammaire, le tracé des repères sur le thorax est établi selon un schéma préopératoire bien précis par le chirurgien ; il est primordial ; le dessein tient compte d’une éventuelle asymétrie d’un sein par rapport à l’autre. La longueur de la cicatrice est proportionnelle au volume du sein.
Avec le temps, la cicatrice s’estompe et devient quasi invisible après la phase de inflammatoire. En règle générale, le bénéfice obtenu dans la forme des seins, dans leur galbe et leur symétrie est supérieur à la rançon cicatricielle finale.
Quelles sont les contre-indications à une diminution mammaire ?
Pour que l’opération se passe normalement, il y a des précautions que la patiente devra respecter avant le passage au bloc opératoire :
- pas d’aspirine au moins 10 jours avant l’intervention chirurgicale afin d’éviter les saignements importants durant l’opération ;
- ne pas consommer de tabac au moins 1 mois avant l’opération pour éviter la mortification d’une cellule, d’un de vos tissus organiques, et même le retard dans la cicatrisation ;
- surpoids : pour obtenir de meilleurs résultats sur le plan esthétique et éviter certaines complications postopératoires, perdre du poids en cas de surpoids ou d’obésité est bénéfique pour cette opération ;
- antécédents d’embolie pulmonaire : une embolie pulmonaire peut s’avérer fatale et conduire à un arrêt cardiaque en cas de complications sévères. Cependant, bien soigné, le risque de phlébite est restreint par le traitement anticoagulant. Vous devez analyser les risques et les bénéfices de cette opération avec le médecin chargé de votre dossier.
FAQ : Questions fréquemment posées sur la réduction du volume des seins
Qu’est-ce que l’hypertrophie mammaire et quelles en sont les conséquences ?
L’hypertrophie mammaire est un développement excessif de la glande mammaire qui rend les seins très volumineux et lourds. Les conséquences sont multiples : douleurs dorsales (dorsalgies), marques douloureuses des bretelles de soutien-gorge, attitude posturale en cyphose, difficultés à pratiquer un sport, contraintes vestimentaires importantes et répercussions psychologiques. Pendant la belle saison, des rougeurs et des mycoses (impétigo sous-mammaire) peuvent apparaître dans les sillons sous-mammaires. L’hypertrophie peut également entraîner une ptôse mammaire ou une asymétrie de la poitrine.
En quoi consiste la technique de réduction mammaire ?
La réduction mammaire consiste à réséquer la glande mammaire et l’enveloppe cutanée au niveau du pôle inférieur du sein, puis à remodeler la glande restante en ajustant l’enveloppe cutanée. Les seins sont remontés et bien projetés vers l’avant. Les cicatrices sont classiquement en T inversé : une cicatrice péri-aréolaire (tout autour de l’aréole), une cicatrice verticale du pôle inférieur de l’aréole jusqu’au sillon sous-mammaire, et une cicatrice horizontale le long du sillon sous-mammaire. La longueur de la cicatrice est proportionnelle au volume du sein retiré.
Quelle taille choisir pour une réduction mammaire ?
Le choix du volume final est défini lors de la consultation avec le Dr Brancati, en tenant compte de vos souhaits, de votre morphologie et des impératifs techniques. L’objectif est d’obtenir des seins harmonieux, bien projetés et proportionnés à votre silhouette, avec des aréoles regardant en face. Le tracé préopératoire est établi sur la patiente debout avant l’intervention, en prenant en compte une éventuelle asymétrie entre les deux seins.
Quelles sont les contre-indications à une réduction mammaire ?
Plusieurs précautions doivent être respectées avant l’intervention : arrêt de l’aspirine au moins 10 jours avant pour éviter les saignements, arrêt complet du tabac au moins 1 mois avant pour prévenir les complications cicatricielles, stabilisation du poids (un surpoids augmente le risque de complications), et signalement de tout antécédent d’embolie pulmonaire. Ces contre-indications relatives seront évaluées avec le Dr Brancati lors de la consultation préopératoire.
La réduction mammaire est-elle douloureuse ?
La réduction mammaire n’est pas particulièrement douloureuse : elle est généralement moins douloureuse qu’une augmentation mammaire. L’intervention se déroule sous anesthésie générale. En postopératoire, un traitement antidouleur adapté est prescrit pour gérer l’inconfort des premiers jours.
Quand voit-on le résultat définitif d’une réduction mammaire ?
Le changement d’aspect est manifeste dès l’ablation du pansement vers le 15e jour, avec une sensation de légèreté constante. À ce stade, les seins sont encore œdémateux et gonflés, légèrement plus hauts et ronds. Les seins prennent leur forme définitive sous l’effet de la pesanteur à partir du 6e mois postopératoire environ, avec des aréoles regardant en face et un galbe harmonieux. Avec le temps, les cicatrices s’estompent et deviennent quasi invisibles après la phase inflammatoire.
Comment dormir après une réduction mammaire ?
Après une réduction mammaire, il est recommandé de dormir sur le dos durant les premières semaines, en évitant la position allongée sur le ventre. Cette précaution permet de ne pas exercer de pression sur les cicatrices et de favoriser une bonne cicatrisation. Le port d’un soutien-gorge de contention, y compris la nuit, peut être conseillé selon les recommandations du Dr Brancati.
Peut-on faire du sport après une réduction mammaire ?
Les sports violents, les gestes amples des bras vers le haut et la position allongée sur le ventre sont déconseillés durant les 4 premières semaines suivant l’opération. Passé ce délai, il n’existe aucune restriction : la vie reprend normalement, et la pratique sportive — souvent difficile ou impossible avant l’intervention — redevient pleinement accessible.
Quelle est la durée d’arrêt de travail après une réduction mammaire ?
La durée d’arrêt de travail est d’environ 3 semaines, mais elle varie selon le type de travail exercé et l’étendue de l’intervention.
La réduction mammaire entraîne-t-elle un risque de cancer du sein ?
Non, la chirurgie du sein ne peut pas provoquer de cancer. Bien au contraire : le risque de maladies du sein augmente proportionnellement à la quantité de glande mammaire, et la réduction mammaire diminue ce volume. De plus, le tissu glandulaire retiré lors de l’intervention est systématiquement envoyé au laboratoire d’anatomopathologie pour dépister tout éventuel cancer infraclinique.
Peut-on allaiter après une réduction mammaire ?
L’allaitement est généralement compromis après une réduction mammaire, car les cicatrices dans la glande mammaire peuvent empêcher le lait de s’écouler. Cependant, les canaux galactophores sont respectés sur la partie de glande conservée, et certaines femmes retrouvent la capacité d’allaiter après l’intervention, sans qu’on puisse le garantir. Dans les cas de gigantomasties (seins très volumineux), les techniques utilisées peuvent davantage compromettre cette fonction.
Oui, la réduction mammaire peut être remboursée par la Sécurité sociale lorsque le volume de glande mammaire à retirer est supérieur à 300 grammes de chaque côté. Dans ce cas, une prise en charge est possible sous réserve d’accord préalable. Le dépassement d’honoraires, en secteur libéral, reste à la charge de la patiente selon le niveau de remboursement de sa mutuelle.
Combien coûte une réduction mammaire à Nantes ?
Le coût d’une réduction mammaire varie selon le volume à retirer, la complexité technique et les honoraires du chirurgien. Lorsque la réduction est supérieure à 300 g par sein, une prise en charge partielle par la Sécurité sociale est possible. Pour connaître le tarif précis pratiqué par le Dr Brancati, consultez la page tarifs du cabinet ou prenez rendez-vous pour une consultation personnalisée.
La réduction mammaire est-elle compatible avec une grossesse ultérieure ?
Oui, la réduction mammaire ne compromet pas les grossesses ultérieures. Il est cependant recommandé d’attendre la fin de la première année postopératoire avant d’envisager une grossesse, afin de ne pas détériorer le résultat. Un délai de 6 mois après la fin d’un allaitement est également à respecter.
À partir de quel âge peut-on bénéficier d’une réduction mammaire ?
La réduction mammaire peut être réalisée dès la fin de la puberté, lorsque la croissance des seins est terminée. Il est préférable d’intervenir à partir de 17 ans avec accord parental : plus la chirurgie est précoce, meilleur est le résultat cosmétique, la peau étant plus tonique, non vergeturée et la glande pas encore complètement ptôsée.








