La réduction des seins - réduction mammaire

Réduction des seins

Lors d’un développement trop important de la glande mammaire, on parle d’une hypertrophie mammaire.

Les seins sont alors très volumineux, lourds et ils perdent leur jolie forme avec une glande lointaine du thorax, l’aréole et le mamelon regardent vers le bas. Pendant la belle saison, la patiente peut voir apparaitre des rougeurs et douleurs du aux frictions cutanées et à l’humidité qui favorisent des lésions dermiques type mycoses (impétigo sous-mammaire) au niveau des sillons sous-mammaires.

Souvent ces femmes se plaignent de dorsalgies et douleurs au niveau de bretelles du soutien-gorge. L’excès de poids mammaire donne une attitude posturale en cyphose avec les épaules tournées vers l’avant, permettant de cacher partiellement et de dissimuler ses seins trop volumineux.

La pratique sportive est généralement empêchée et une contrainte vestimentaire importante est présente avec des répercussions psychologiques non négligeable.

Les candidates

La réduction mammaire est une intervention très pratiquée en chirurgie plastique. Elle intéresse toute femme à partir de l’âge de 17 ans qui souffrent d’un handicap physique en rapport avec un développement exagéré de la glande; elle peut être pratiquée aussi sur les femmes que après leurs grossesses ou après la ménopause,  ont pris une ou deux tailles de soutien gorge par rapport à l’état antérieur.

La technique

La réduction du volume de la poitrine consiste à réduire le tissu glandulaire et son enveloppe cutanée, en reséquant la glande et la peau au niveau du pôle inférieur du sein et de remodeler la glande restante en ajustant l’enveloppe cutanée. Les seins sont remontés et bien projetés en avant. Les cicatrices sont classiquement en T inversé, avec une cicatrice tout au tour de l’aréole, du pole inférieur de l’aréole jusqu’au sillon sous mammaire et le long du sillon sous mammaire.

Les suites

Le jour de l’intervention de la diminution de glande mammaire, le tracé des repères sur le thorax est établi selon un schéma préopératoire bien précis par le chirurgien ; il est primordial ; le dessein tient compte d’une éventuelle asymétrie d’un sein par rapport à l’autre. La longueur de la cicatrice est proportionnelle au volume du sein.

Avec le temps, la cicatrice s’estompe et devient quasi invisible après la phase de inflammatoire. En règle générale, le bénéfice obtenu dans la forme des seins, dans leur galbe et leur symétrie est supérieur à la rançon cicatricielle finale.

 

Les Questions Fréquemment Posées

Que l’on ne peut pas allaiter après une diminution de seins ?

Vrai. Généralement après l’intervention les femmes ne peuvent plus allaiter car la présence des cicatrices dans la lande mammaire peut empêcher au lait de sortir; cependant les canaux galactophores qui conduisent le lait jusqu’au mamelon sont respectés sur une partie plus petite de glande mammaire et des fois on peut retrouver l’allaitement après cette intervention, mais on ne peut pas le garantir avec certitude. Dans le cas des gigantomasties (seins géants) on peut utiliser d’autres techniques qui peuvent compromettre cette fonction.

Est ce que c’est une intervention douloureuse ?

L’intervention n’est particulièrement douloureuse. Elle reste moins douloureuse qu’une augmentation mammaire.

Est ce qu’il y a le moindre risque de maladies ou de cancer ?

La chirurgie du sein ne peut pas donner de maladies, bien au contraire : les risques de maladies de seins augmente proportionnellement à la quantité de glande, à l’occasion de cette chirurgie le tissu glandulaire enlevé est envoyé systématiquement au laboratoire d’anatomopathologie pour dépister tout  éventuel cancer.

Le résultat esthétique est-il visible immédiatement ?

Le changement d’aspect est manifeste et la sensation de légèreté est constante. Après ablation du pansement vers le 15ème jour, les seins sont œdémateux et gonflés, légèrement plus hauts et rondes dans leur pôle supérieur,  aplatis dans leur pôle inférieur. Les seins prendront leur forme définitive sous l’effet de la pesanteur, avec des aréoles qui «regardent en face» et un galbe parfait à partir du sixième moins post-opératoire environ.

Que le sport est interdit après une augmentation des seins ?

Faux. Les sports violents, les gestes amples des bras vers le haut sont déconseillés durant 4 semaines après l’opération, ainsi que la position couchée sur le ventre. Passé ce délai, il n’existe aucune restriction.

Quelle est la durée d’arrêt de travail ?

Durée d’arrêt de travail : 3 semaines environ, mais cela dépend surtout du type de l’intervention.

A quel âge peut-on bénéficier d’une intervention de réduction mammaire ?

A la fin de la puberté, lorsque la croissance des seins est terminée. Donc, à partir de 17 ans après l’accord parental.

Que cette opération peut être réalisée avant les grossesses ?

Vrai. Cette opération ne gène pas les grossesses ultérieures. Une éventuelle grossesse ne devrait être envisagée qu’à la fin de la première année postopératoire pour ne pas détériorer le résultat. Il faut aussi respecter un délai de 6mois après la fin d’un allaitement.

A partir de quel âge peut-on bénéficier d’une réduction ?

Dès la fin de la puberté, jusqu’à ce que la croissance des seins soit terminée. Il est préférable d’intervenir dès l’âge de 17 ans, le résultat cosmétique est d’autant meilleur que la chirurgie a été précoce, la peau étant plus tonique, non vergeturée et la glande pas encore complètement ptosée.

 

 

Date de dernière mise à jour : 18/01/2018